Comme on en fait souvent…
Mais celui-là était un peu différent quand même.
J’étais enceinte, après tant d’échec, de douleurs, de médecine, de personnes tierces, j’étais enceinte.
Un petit test pipi qui vire au rose :D
Vous imaginez sans peine que nous étions aux anges !!!
Je n’étais pas stressée, même pas pressée d’aller faire la prise de sang.
Juste heureuse avec mon doudou de savourer ce nouveau bonheur.
Et pour mieux savourer encore, nous le gardions pour nous pendant un petit moment.
Notre secret, comme quand nous avons décidé de nous marier et que nous l’avons gardé pour nous pendant 3 semaines !
En PMA, en plus de tout ce qu’on vit (médicalisation, examens, traitements, douleurs, échecs, attente, espoirs/désespoirs), en plus de ne pas faire un bébé dans l’intimité, nous ne pouvons pas (ou presque) décider de quand l’annoncer à nos proches. C’est terrible en fait d’être privé de l’effet d’annonce… Ceux qui sont au courant attendent impatiemment le verdict comme nous…
Alors oui, dans mon rêve, peut-être que nous avions gardé pour nous une tentative ou qu’il s’agissait d’un bébé miracle, mais l’issue, heureuse, nous l’avons gardé secrète quelques temps, et nous nous sentions les rois du monde ;-)
Ce rêve, c’était un bonbon…
Mais ce n’était qu’un rêve, suivi d’un bien triste réveil…
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Une envie de pouponner...
Pour le moment, le sort s'acharne... Les traitement et les FIV s'enchainent...
On rassemble nos forces, on essaie de garder espoir et on continue de se battre !
Pour le moment, le sort s'acharne... Les traitement et les FIV s'enchainent...
On rassemble nos forces, on essaie de garder espoir et on continue de se battre !
lundi 9 novembre 2009
Un samedi pas comme les autres.
Samedi matin, J3 du cycle, c’est donc parti pour réaliser tous les examens à la clinique.
A savoir :
- une prise de sang (caryotype, bilan d’échec d’implantation, bilan hormonal)
- une biopsie de l’endomètre
- une échographie (surface ovarienne, comptage folliculaire)
Les ordonnances précises toutes de se rendre au secrétariat du gynéco entre 7h15 et 9h15, sans rendez-vous.
Pour un samedi matin, je n’y vais pas trop tôt, 8h00.
Une fois sur place, je vous passe mes déboires pour savoir où me rendre : je me suis trompée à chaque fois, j’ai confondu systématiquement le laboratoire d’analyse et le laboratoire de biologie.
Faut dire que la secrétaire est très proche de la conasse blonde (chuis blonde, ne vous méprenez pas !) et est très avare en explication (« portez ça au labo »). Sauf que quand c’est la première fois, on ne pense pas à demander « lequel labo ?? » !
Donc, j’ai monté quelques étages plusieurs fois pour rien et fais beaucoup de pas pour rien…
Première étape : prise de sang.
Pas moins de 11 tubes prélevés, après les 20 minutes de repos obligatoire. En sortant, il pleut des cordes (je n’ai ni parapluie, ni capuche…), l’infirmière me propose donc une boisson chaude et des gâteaux en attendant. Merci m’dame :D
Ensuite, je reviens au secrétariat du gynéco pour attendre une bonne heure mon tour.
Une fois à moi, le gygy me fait l’écho par voie endovaginale en 3 minutes chrono.
Il commence par me demander si j’ai déjà eu ce genre d’écho ! Je lui réponds que oui, malheureusement, après 3 fiv, j’ai l’habitude…
Heureusement qu’il est rapide, les étriers sont mal mis et ça me scie derrière les genoux…
Ensuite on passe au prélèvement de l’endomètre.
« Alors, je vais vous faire le prélèvement, ça va faire mal ».
Quoi ???
« Oui, c’est comme un frottis, mais dans l’utérus. Allez, j’enfonce le spéculum et on y va, ça sera rapide ! »
Avant cela, il me demande de tenir 2 fioles dans lesquelles il mettra le prélèvement. Comme ça, je ne peux même pas m’accrocher à la table…
Au moment où il a enfoncé son truc, je me suis mise à hurler « sortez ! » et lui s’est mis à me calmer « Respirez madame » !
Ca a duré 5 secondes, 5 secondes de trop pour moi.
Je crois que je ne supporte plus du tout d’écarter les jambes et de faire tous ces examens.
Le médecin est parti après m’avoir dit que j’allais avoir des contractions pendant un petit moment…
J’ai fondu en larmes, j’avais honte de pleurer pour ça mais ça sortait tout seul.
Pourtant moralement, je me sens encore assez forte, prête à encaisser la prochaine tentative.
Mais mon corps se rappelle trop… Cette putain de mémoire de la douleur corporelle est bien là et se rappelle à moi bien trop souvent…
Je suis sortie de l’hôpital 2h30 plus tard.
J’ai rejoins mon amoureux en ville pour boire un chocolat et commencer les cadeaux de noël ! Sous la pluie… So romantic ;-)
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A savoir :
- une prise de sang (caryotype, bilan d’échec d’implantation, bilan hormonal)
- une biopsie de l’endomètre
- une échographie (surface ovarienne, comptage folliculaire)
Les ordonnances précises toutes de se rendre au secrétariat du gynéco entre 7h15 et 9h15, sans rendez-vous.
Pour un samedi matin, je n’y vais pas trop tôt, 8h00.
Une fois sur place, je vous passe mes déboires pour savoir où me rendre : je me suis trompée à chaque fois, j’ai confondu systématiquement le laboratoire d’analyse et le laboratoire de biologie.
Faut dire que la secrétaire est très proche de la conasse blonde (chuis blonde, ne vous méprenez pas !) et est très avare en explication (« portez ça au labo »). Sauf que quand c’est la première fois, on ne pense pas à demander « lequel labo ?? » !
Donc, j’ai monté quelques étages plusieurs fois pour rien et fais beaucoup de pas pour rien…
Première étape : prise de sang.
Pas moins de 11 tubes prélevés, après les 20 minutes de repos obligatoire. En sortant, il pleut des cordes (je n’ai ni parapluie, ni capuche…), l’infirmière me propose donc une boisson chaude et des gâteaux en attendant. Merci m’dame :D
Ensuite, je reviens au secrétariat du gynéco pour attendre une bonne heure mon tour.
Une fois à moi, le gygy me fait l’écho par voie endovaginale en 3 minutes chrono.
Il commence par me demander si j’ai déjà eu ce genre d’écho ! Je lui réponds que oui, malheureusement, après 3 fiv, j’ai l’habitude…
Heureusement qu’il est rapide, les étriers sont mal mis et ça me scie derrière les genoux…
Ensuite on passe au prélèvement de l’endomètre.
« Alors, je vais vous faire le prélèvement, ça va faire mal ».
Quoi ???
« Oui, c’est comme un frottis, mais dans l’utérus. Allez, j’enfonce le spéculum et on y va, ça sera rapide ! »
Avant cela, il me demande de tenir 2 fioles dans lesquelles il mettra le prélèvement. Comme ça, je ne peux même pas m’accrocher à la table…
Au moment où il a enfoncé son truc, je me suis mise à hurler « sortez ! » et lui s’est mis à me calmer « Respirez madame » !
Ca a duré 5 secondes, 5 secondes de trop pour moi.
Je crois que je ne supporte plus du tout d’écarter les jambes et de faire tous ces examens.
Le médecin est parti après m’avoir dit que j’allais avoir des contractions pendant un petit moment…
J’ai fondu en larmes, j’avais honte de pleurer pour ça mais ça sortait tout seul.
Pourtant moralement, je me sens encore assez forte, prête à encaisser la prochaine tentative.
Mais mon corps se rappelle trop… Cette putain de mémoire de la douleur corporelle est bien là et se rappelle à moi bien trop souvent…
Je suis sortie de l’hôpital 2h30 plus tard.
J’ai rejoins mon amoureux en ville pour boire un chocolat et commencer les cadeaux de noël ! Sous la pluie… So romantic ;-)
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vendredi 6 novembre 2009
"Mon mari"
Notre Carlita nationale se plait tant à appeler notre président comme ça !
A la fois, c'est sur, c'est ce qu'il est pour elle.
Tout comme Céline Dion qui appelle son René comme ça à tout bout de champ.
Mais moi, je n'y arrive pas... Je ne peux pas m’y résoudre, ça m’écorche la langue…
Ca me file un coup de vieux, d'au moins dix bonnes années !
Mais je compense largement par : doudou, bouchon, chouchou, loulou, dou, chou (auquel il répond Fleur!), poupougne, mon ange, mon amour, mon chéri.
En société, c'est "mon amoureux".
Sauf à la limite pour l'administratif (monsieur me fait faire tous ces papiers...) où je consens de l'appeler mon mari.
Mais une chose est sûre, c'est avec fierté que je le nommerai « le père de mes enfants », sans prendre une ride !
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A la fois, c'est sur, c'est ce qu'il est pour elle.
Tout comme Céline Dion qui appelle son René comme ça à tout bout de champ.
Mais moi, je n'y arrive pas... Je ne peux pas m’y résoudre, ça m’écorche la langue…
Ca me file un coup de vieux, d'au moins dix bonnes années !
Mais je compense largement par : doudou, bouchon, chouchou, loulou, dou, chou (auquel il répond Fleur!), poupougne, mon ange, mon amour, mon chéri.
En société, c'est "mon amoureux".
Sauf à la limite pour l'administratif (monsieur me fait faire tous ces papiers...) où je consens de l'appeler mon mari.
Mais une chose est sûre, c'est avec fierté que je le nommerai « le père de mes enfants », sans prendre une ride !
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La cup c'est (re)party...
Je vais donc pouvoir refaire toute la batterie d'examen pour le nouveau centre.
Tout sauf l'hystérosalpingographie. Ouf !
Quoique que New Gygy a évoqué la possibilité de faire une hystéroscopie selon les résultats des examens. A suivre, je m'emballe pas.
Demain matin, je dois donc me présenter entre 7h15 et 9h15 (parfait pour un samedi...) au secrétariat de New Gygy et suivre patiemment leurs indications.
Je vais avoir droit à :
- une nouvelle fois écarter les gambettes pour une biopsie de l'endomètre et une échographie.
Hum, à J3, c'est bon, c'est pas du tout cracra... Je vais tout de suite me sentir à l'aise...
- une sacrée prise de sang pour le bilan hormonal, le bilan d'échec d'implantation, les sérologies, la rubéole, la toxo et le caryotype.
Doudou y a été cette semaine pour son 19ème spermo (mais le 1er dans ce centre) et la prise de sang. Il avait le bilan hormonal, les sérologies et le caryotype. Ils lui ont pris pas moins de 7 tubes!
Du coup, il est très inquiet pour moi, vu que ma liste de courses est bien plus longue que la sienne, il a peur qu'on me vide complètement !!
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Tout sauf l'hystérosalpingographie. Ouf !
Quoique que New Gygy a évoqué la possibilité de faire une hystéroscopie selon les résultats des examens. A suivre, je m'emballe pas.
Demain matin, je dois donc me présenter entre 7h15 et 9h15 (parfait pour un samedi...) au secrétariat de New Gygy et suivre patiemment leurs indications.
Je vais avoir droit à :
- une nouvelle fois écarter les gambettes pour une biopsie de l'endomètre et une échographie.
Hum, à J3, c'est bon, c'est pas du tout cracra... Je vais tout de suite me sentir à l'aise...
- une sacrée prise de sang pour le bilan hormonal, le bilan d'échec d'implantation, les sérologies, la rubéole, la toxo et le caryotype.
Doudou y a été cette semaine pour son 19ème spermo (mais le 1er dans ce centre) et la prise de sang. Il avait le bilan hormonal, les sérologies et le caryotype. Ils lui ont pris pas moins de 7 tubes!
Du coup, il est très inquiet pour moi, vu que ma liste de courses est bien plus longue que la sienne, il a peur qu'on me vide complètement !!
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mardi 3 novembre 2009
La vie est vraiment une salope...
Excusez ma vulgarité mais en ce moment, je mettrais bien des salopes et putain dans toutes mes phrases…
La vie ne nous épargne pas, nous le savons depuis longtemps, mais l'acharnement qu'elle met à nous attrister est hallucinant…
Doudou vient de perdre une de ces tantes, dans des conditions inacceptables...
Certes la vie n'a de valeur que parce qu'elle n'est pas éternelle, mais personne ne devrait succomber à une maladie...
Le cancer ne devrait pas exister !!!
En plus de cela, elle laisse ses 3 enfants, d’à peu près mon âge.
Je n’arrête pas de me projeter dans leur situation et de me dire que je ne supporterai pas de perdre ma mère…
Mais voilà, cette putain de vie ne leur laisse pas le choix…
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La vie ne nous épargne pas, nous le savons depuis longtemps, mais l'acharnement qu'elle met à nous attrister est hallucinant…
Doudou vient de perdre une de ces tantes, dans des conditions inacceptables...
Certes la vie n'a de valeur que parce qu'elle n'est pas éternelle, mais personne ne devrait succomber à une maladie...
Le cancer ne devrait pas exister !!!
En plus de cela, elle laisse ses 3 enfants, d’à peu près mon âge.
Je n’arrête pas de me projeter dans leur situation et de me dire que je ne supporterai pas de perdre ma mère…
Mais voilà, cette putain de vie ne leur laisse pas le choix…
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lundi 2 novembre 2009
Mon deuxième nid
J’ai la chance de pouvoir aller m’oxygéner au bord de la mer aussi souvent que je le désire, mes beaux-parents ayant une maison en bord de mer.
Pour moi c’est mon second cocon. Je peux m’y réfugier quand je veux.
Et je n’hésite pas, même (surtout) l’hiver.
Et oui, l’été, il y a plein de monde, aussi bien dans la maison qu’à l’extérieur !
Alors que l’hiver, la maison est vide, et les plages et balades nous appartiennent ;-)
Il y fait bien plus chaud qu’ici, les arbres sont encore en fleurs, et nous pouvons déjeuner dehors en débardeur !
Même en janvier, nous mangeons dehors avec un pull et profitons du soleil.


Nous y avons nos habitudes comme dans notre vrai chez-nous.
Ca fait un bien fou d’y aller, c’est comme des mini-vacances.
Même si nous avons bien hâte d’y voir gambader un petit.
Belle-maman a déjà fait installer la barrière au bord de la piscine l’année dernière…
(c'est bien moi qui fais la roue !)
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Pour moi c’est mon second cocon. Je peux m’y réfugier quand je veux.
Et je n’hésite pas, même (surtout) l’hiver.
Et oui, l’été, il y a plein de monde, aussi bien dans la maison qu’à l’extérieur !
Alors que l’hiver, la maison est vide, et les plages et balades nous appartiennent ;-)
Il y fait bien plus chaud qu’ici, les arbres sont encore en fleurs, et nous pouvons déjeuner dehors en débardeur !
Même en janvier, nous mangeons dehors avec un pull et profitons du soleil.
Nous y avons nos habitudes comme dans notre vrai chez-nous.
Ca fait un bien fou d’y aller, c’est comme des mini-vacances.
Même si nous avons bien hâte d’y voir gambader un petit.
Belle-maman a déjà fait installer la barrière au bord de la piscine l’année dernière…
(c'est bien moi qui fais la roue !)
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Mes grands-parents
J’y suis particulièrement attachée parce qu’ils se sont beaucoup occupés de moi petite, voire, j’ai même vécu chez eux quelques mois à l’âge de 5 ans lorsque ma mère a été hospitalisée plusieurs mois suite à un accident de voiture.
Et puis ils sont géniaux (je vous rassure, ils ont des défauts !), même encore avec leurs derniers petits enfants (des jumeaux de 11 ans dont ils s’occupent le plus souvent possible pour soulager la maman gravement malade).
Jusqu’à présent, je les avais tenus à l’écart de notre problématique. Mais c’était sans compter sur mon grand-père, bien curieux qui ne lassait jamais de demander en public quand nous lui ferions un petit !
Et ma grand-mère d’ajouter, en août dernier, « faut pas trainer, de nos jours, la fertilité est en baisse… » Je sais mamie, je sais…
Des centaines de kilomètres nous séparent, alors nous ne nous voyons pas souvent, le téléphone compense !
Depuis des semaines, je pense à les appeler pour leur expliquer notre problème, c’est chose faite depuis hier soir.
Je n’ai pas échappé à l’éternel « faut éviter d’y penser, le psychisme est particulièrement fort dans ces problèmes ». J’ai même eu droit à un « vous avez des libertés que d’autres non pas, sachez en profitez ».
Celle-là, elle m’a sciée… Certes, elle est juste, mais des milliers de couples ayant les mêmes libertés que nous, font des enfants en claquant des doigts, en oubliant leur pilule une fois…
Mais surtout, je ne m’attendais pas à entendre ma grand-mère pleurer à chaudes larmes, à mon grand-père qui me crie qu’il m’aime…
Les entendre m’a bouleversé…
J’ai très mal dormi...
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Et puis ils sont géniaux (je vous rassure, ils ont des défauts !), même encore avec leurs derniers petits enfants (des jumeaux de 11 ans dont ils s’occupent le plus souvent possible pour soulager la maman gravement malade).
Jusqu’à présent, je les avais tenus à l’écart de notre problématique. Mais c’était sans compter sur mon grand-père, bien curieux qui ne lassait jamais de demander en public quand nous lui ferions un petit !
Et ma grand-mère d’ajouter, en août dernier, « faut pas trainer, de nos jours, la fertilité est en baisse… » Je sais mamie, je sais…
Des centaines de kilomètres nous séparent, alors nous ne nous voyons pas souvent, le téléphone compense !
Depuis des semaines, je pense à les appeler pour leur expliquer notre problème, c’est chose faite depuis hier soir.
Je n’ai pas échappé à l’éternel « faut éviter d’y penser, le psychisme est particulièrement fort dans ces problèmes ». J’ai même eu droit à un « vous avez des libertés que d’autres non pas, sachez en profitez ».
Celle-là, elle m’a sciée… Certes, elle est juste, mais des milliers de couples ayant les mêmes libertés que nous, font des enfants en claquant des doigts, en oubliant leur pilule une fois…
Mais surtout, je ne m’attendais pas à entendre ma grand-mère pleurer à chaudes larmes, à mon grand-père qui me crie qu’il m’aime…
Les entendre m’a bouleversé…
J’ai très mal dormi...
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